“Accompagner le processus d’adaptation du corps à l’élévation de la conscience” avec Claudia Sarasvati Giri

photo Maheswari
Mahsehvari lors d’une retraite yoga, méditation et marche contemplative en Provence, au Khekari Devi ashram

Claudia Sarasvati Giri, alias Maheshwari, a consacré plus de 25 ans à l’exploration de diverses pratiques de méditation et de yoga traditionnel avec pour mission d'”Accompagner le processus d’adaptation du corps à l’élévation de la conscience”. Originaire du Pays de Gex où elle enseigne le Hatha Yoga à côté de son travail d’infirmière, Maheshwari propose également des retraites de yoga, méditation et contemplation au Khekari Devi  ashram, un éco-lieu situé en forêt de Belcodène, au cœur de la Provence. C’est dans ce lieu magique développé par son dévot compagnon, Yogi Maheshwara, que nous l’avons rencontrée. Portrait.

A l’aube de ses 50 ans, Maheshvari se souvient qu’enfant déjà, elle avait l’intuition que ce corps nous enferme dans une perception étriquée de la réalité : “Il m’a toujours semblé qu’il y avait d’autres types de présences, de consciences aussi. J’ai toujours eu une connexion avec le Vivant, un lien particulier. Petite, j’allais très volontiers me réfugier dans la forêt pour me ressourcer. J’étais déjà assez contemplative, mais je communiquais également avec les arbres : je leur donnais des noms,  je sentais les différences, j’adorais les serrer dans mes bras… Et j’ai aussi toujours eu une relation très particulière avec les chats, et entre autre une chatte qui a été une sorte de maître pour moi” . A 14 ans, elle se fait offrir le livre de Raymond Moody “La vie après la vie”, une enquête à propos des phénomènes répertoriés relatifs à la survie de la conscience après la mort.

Près de 10 ans plus tard, alors qu’elle est étudiante en école d’infirmière, elle fait une expérience très proche des récits de NDE (expérience de mort rapprochée). Cette expérience lui apporte une regard nouveau sur la mort : “A partir de ce jour, je me suis sentie très à l’aise avec l’accompagnement des personnes en fin de vie. C’est comme si un canal s’était ouvert qui me permet d’apporter les mots justes pour apaiser les maux liés aux peurs  relatives à ce passage”. Mais s’en suit également une période recherche de sens et de remaniement intérieur pour Claudia, qui se passionne notamment par la lecture des ouvrages de Carlos Castaneda, concernant son rapport à l’invisible ; et surtout de Carl Gustave Jung.

A 24 ans, Claudia découvre la méditation avec Bruno Lallement qui enseigne alors dans la lignée du boudhisme tibétain à Strasbourg. Au cours des assises, elle prend conscience : “Je n’étais pas en contact avec mon corps…En fait, je me suis même dit que j’avais un corps de vieille (rires) !   C’est là que j’ai vraiment réalisé que le corps est le véhicule de l’âme et que je devais prendre soin du Tout et tendre vers l’unification, la non-dualité”.

A 27 ans, elle sent “comme un appel” et décide de partir en Inde, seule, sac à dos. “Je suis partie sans savoir vraiment où j’allais ni pourquoi, mais je savais qu’il fallait que j’y aille. Je me suis dit “Je m’abandonne… C’était comme si je devais sauter de cette falaise pour que mes ailes s’ouvrent”“. A son arrivée à l’aéroport de New Dehli, une femme l’approche avec un sourire étrange, complice, et lui dit entre interrogation et affirmation “Toi, tu vas aux enseignements du Daïla Lama”. La voilà donc partie pour Dharma Sala où elle passe 10 jours à recevoir les enseignements du Bodhisatva : “Une expérience très initiatique” se souvient-elle : “Ma voisine de chambre était infirmière, comme moi, mais également professeur de Hatha yoga. Elle m’a donné mon premier cours, sur le toit du monastère, face à L’Himalaya… Tout mon corps était en ébullition. Je me suis sentie vivante et j’ai su que j’avais trouvé ma voie, et que pour mieux prendre soin du vivant, je devais me former au yoga”.

Pendant 8 ans, elle passe plusieurs mois par an en Inde, alternant ses missions en tant qu’infirmière en Suisse, où elle exerce, et formation intensive en yoga. Elle passe plusieurs mois de formation intensive auprès du Maître “Vasudeva Gurukkal, guérisseur du corps et de l’âme”. Maître de Hatha Yoga, Vasudeva Gurukkal est également médecin ayurvédique et maître de Kalaripayatt (art martial du kerala, au sud de l’Inde, à l’origine du Kung Fu et de nombreux arts martiaux). “Un jour, il m’a regardé dans les yeux et il a dit : “You do the class”. Alors j’ai fait mon premier cours, à des personnes bien plus avancées que moi. Parce qu’il ne m’a pas donné le choix. C’était un immense cadeau car je ne m’autorisais pas à enseigner. J’ai ensuite suivi une formation de yoga de l’énergie (2008 à 2013) qui m’a donné une certification, ce bout de papier don j’avais besoin pour me sentir légitime (sourire). Et je me suis également mise à pratique le yoga du froid, en suivant les enseignements de Maurice Daubard au Pirolin, à Moulin.”

Yogi Maheshwar et sa compagne Claudia Sarasvati Giri alias Maheshwari, enseignante de yoga

C’est d’ailleurs au cours d’un stage de yoga du froid qu’elle rencontre son dévot amoureux Yogi Maheswara, créateur du Khecari Devi Ashram et du parcours d’explorations yogique qu’il propose, et dont nous vous parlerons prochainement 🙂

Claudia Sarasvati Giri, alias Maheswari offre un accompagnement aux personnes qui souhaitent “connecter l’esprit et le corps en se connectant à leur être profond, à la divinité, au sacré qui est en chacun de nous”. Pour vivre avec son temps, et bien qu’elle préfère nettement les retraites en nature, au cœur du vivant et en lien avec les éléments, Maheshwari propose également des cours sur zoom deux fois par mois.

 

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